Archives de catégorie : Séminaire national

Séminaire national, 4 Mars 2017

Le séminaire national des Fabriques de sociologie se tiendra le samedi 04 mars 2017 de 9h à 18h à l’université Paris 8 Saint-Denis, salle J002 (Plan d’accès à Paris 8 + salle J002).

Le midi, nous faisons table commune et mettons en partage nos réjouissances de bouche (pensez à apporter vos couverts pour éviter le gaspillage du plastique)

Le motif fédérateur de la journée sera « Le geste » (la pluralité et l’hybridité de nos gestes de chercheur / de recherche)

La librairie Le Buvard proposera ses livres pendant le temps du repas

Les gestes de l’orateur, citation tirée d’une vieille édition d’Autres rhumbs de Paul Valéry (proposée par Amandine Dupraz)

Séminaire national, 15 Octobre 2016 : programme

Le séminaire national des Fabriques de sociologie se tiendra le 15 octobre 2016 à partir de 9h à l’université Paris 8 Saint-Denis, salle C022 (Plan d’accès à Paris 8).

Propos introductif : penser la précarité

Lors du temps de clôture du séminaire résidentiel, nous explorons ensemble ce qui pourrait être la suite de nos travaux et l’objet de notre prochaine rencontre. Plusieurs propositions sont faites, notamment une autour de la précarité.  Rapidement, cette proposition se précise : parler de la précarité, oui, mais pas que de la misère. Il faut aussi parler des autres précarités, les nôtres et de tout ce que les précaires savent faire pour composer.
Quand l’un de nous nous dit qu’il est aux prises avec les attentes de sa famille qui lui demande quand « tout ça (la thèse) aboutira ? » (Traduire : quand l’investissement consenti par la famille sera récompensé par un statut et le salaire qui va avec ?), cela résonne : « La question de la précarité est à prendre au sérieux », « Ca peut aussi être un choix pour ne pas se soumettre », « le fait d’être dans une institution n’affranchit pas de formes de précarité ». Nous évoquons plusieurs intervenants possibles : Citton et Cingolani. Bref….
Plusieurs mails (entre les personnes s’étant proposée pour organiser la journée) plus tard, un consensus semble se faire sur cette question de la précarité. Il reste à la problématiser et à imaginer la forme de la rencontre.

Essai de problématisation

Nous sommes dans le cadre des fabriques de sociologie : dans un espace de co-construction, un atelier où se forge en situation le pouvoir de penser et d’agir. Nous sommes la matière première et la production. Ca donne un angle.
La précarité, c’est la notre en général, si on fait l’hypothèse que c’est l’essence même de la vie que d’être précaire (la vie est mouvement, inattendue) et du coup la question c’est comment en tant que personne, faire notre boulot d’humain et nourrir cette vie, où que nous soyons…
C’est la notre, dans la société néo-libérale où nous vivons et qui a besoin de la guerre de tous contre tous – et donc qui érige le précariat en système – pour se survivre à elle-même. Dans un premier temps, il convient d’analyser toutes les formes subtiles autant que perverses qui instituent, jusque dans l’intimité de chacun de nous, ce système qui se voudrait unique. Mais cela ouvre aussi à toute une série de questions : tous ces maquis, encore une fois dans et hors institution, où nous forgeons notre capacité de résistance et nourrissons le vivant.
Mais la précarité, parce que nous sommes chercheurs, artistes, formateurs, intervenants sociaux, militants (et nous en oublions), c’est aussi une réalité que nous tentons d’élaborer, que nous mettons en mots pour – là encore – faire œuvre de résistance. Et là, nous avons des « problèmes » d’artisans (d’art-disants). Quels outils utilisons-nous ? Quel est le temps de cuisson pour telle cuisson alchimique ? Etc.
De même, en fonction de nos statuts, nous pouvons être amenés à chercher un cadre et les sous qui vont avec pour mener nos interventions, nos recherches, nos créations… et éventuellement à aller à la pêche aux contrats en tentant de préserver notre intégrité dans la négociation avec les institutions commanditaires. Ces espaces sont en même temps source d’attache et de revenu, ainsi que de précarités qui ouvre de nouvelles lignes de résistance.
Nous sommes donc face à 4 niveaux de questionnements et donc 4 pistes différentes, quoique liées, à explorer.

Programme temporaire
  • 9h-9h30 : accueil
  • 9h30-11h : intervention de Patrick Cingolani sur la précarité (titre plus précis)
  • 11h-12h : temps d’échange
  • 12h-14h : Table commune. Pique-nique en commun dans la salle. Nous partageons plats et boissons (pensez à apporter vos couverts afin d’éviter de gaspiller du plastique). Pendant le temps du repas un espace biblio, ouvrages, articles, documents est mis en place, pensez à amener vos œuvres à diffuser !
  • 14h-16h : travail en petits groupes à partir de la technique du « photo langage ». Pour la restitution, nous pouvons sélectionner une à 2 affirmations par groupe et les traiter en « débat mouvant. »
  • 16h-17h : retour collectif sur le travail en petits groupes à partir du photo-langage
  • 17h-18h : Présentation par Claire Aubert de son travail sur le « geste du lecteur ».

En espérant vous retrouver bientôt.
Bien à vous.

Claude Spenlehauer, Marie-Thérèse Savigny, Martine Bodineau, Thierry Deshayes, Thomas Arnera, Louis Staritzky, Pascal Nicolas-Le Strat, Sébastien Joffres

Traces de l’atelier « Se co-former à la recherche » 06-02-2016

À l’issue de l’atelier, dans les jours immédiats qui ont suivi, plusieurs participant-e-s ont partagé leurs retours (parfois sous la forme d’extraits de leur journal). Ces petites notices sont assemblées dans ce texte, sans logique spécifique autre que l’ordre de leur communication ; elles font donc trace à plusieurs voix.

Cliquer-ici pour télécharger le document.

Séminaire National, programme du 6 Février 2016

Le séminaire national des Fabriques de sociologie se tiendra le 6 février 2016 à l’université Paris 8 Saint-Denis en salle C022.

Nous espérons que chacun passera une très belle année et que l’ensemble des projets engagés se réaliseront dans les meilleures conditions !

Plan d’accès à Paris 8.

  • 9h-9h30, accueil par Léa Laval et Sylvain Picard et présentation des outils pour alimenter l’histoire-se-faisant.
  • 9h30 – 10h30, Contribution d’Alain Bertho à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : Les Enfants du chaos, La Découverte, 2016, 220 p. Pour visionner une interview d’Alain Bertho, c’est là !
  • 10h30-11h00, Temps de travail en petit groupe pour préparer les questions à Alain Bertho.
  • 11h-11h30, Questions, discussion, débat en plénière.
  • 11h30-12h Temps consacré aux dispositifs de l’histoire-se-faisant.
  • 12h-14h, Table commune. Pique-nique en commun dans la salle. Nous partageons plats et boissons (pensez à apporter vos couverts afin d’éviter de gaspiller du plastique). Pendant le temps du repas un espace biblio, ouvrages, articles, documents est mis en place, pensez à amener vos œuvres à diffuser !
  • 14h-16h, 2ème atelier : En commun et en coopération (entre artistes, chercheurs, intervenants sociaux ou formateurs). Avec le collectif « Je Kiffe Saint-Denis » L’atelier est animé par Martine Bodineau.
  • 14h-16h, 4ème atelier : « éducation populaire et mouvement social » : Le labocoop animera un atelier autour de la matière collectée depuis l’observation-investigation de mobilisations lors de la COP 21. Atelier animé par Nicolas Fasseur de l’université coopérative de Paris : plus de détails là.
  • 17h30-18h00 rangement de la salle.
  • Nous pourrions peut-être poursuivre par une soirée Glouglou-Blabla, au Café du marché :  Vernissage d’Henri (et d’autres artistes) avec les affiches refusées du festival ciné sur le thème des censures à l’écran de Saint-Denis (du 03 au 09 février).

Vérifier les mises à jour des textes et présentations régulièrement !

En espérant vous retrouver bientôt,
Bien à vous,
Toute l’équipe des Fabriques de Sociologie

Changement de lieu pour le 14/11

Suite aux événements de la nuit dernière l’université de Paris 8 est fermée.

Nous nous rapatrions donc au local de l’AMAP 4 Place Paul Langevin au centre de Saint-Denis, métro M 13 Basilique Saint-Denis.

Téléphones :

0679389757  Martine

0674187066 Sylvain

Le programme est un peu bousculé mais nous tiendrons tout de même le séminaire, il y a du vin et de quoi se restaurer !

A très vite,

Sylvain et Martine.

Se co-former à la recherche – 14/11/15

L’année précédente, nous avions ouvert un atelier « se former à la recherche » où il était question de discuter du processus de formation du chercheur. Nous aimerions pour cette année faire un pas de plus, introduit dans l’atelier par le simple préfixe « co-« . « Se co-former à la recherche ». Deux lettres et un tiret pour une changement de perspective.
Plutôt que de prendre pour objet la trajectoire de formation du chercheur, il est question de mettre sur la table ce à quoi nous confrontent nos pratiques de recherche, que nous en soyons à nos premiers pas ou que nous soyons très expérimentés, pour construire un espace où nous pourrions mutuellement, participer à notre formation à la recherche.
Besoin de revoir un concept ? D’échanger sur notre travail ? De penser un terrain difficile ? De tester une hypothèse ? De … ? Le but de l’atelier de samedi est de combler cette suspension pour construire un espace sur mesure et envisager cette atelier sur l’année.

Intervention de Myriam Suchet 14/11/15

L’imaginaire hétérolingue défamiliarise les contours de « la langue » dans laquelle nous avons souvent tendance à évoluer à la manière de poissons rouges dans un bocal : persuadés de vivre dans un milieu naturel, stable et homogène. Et s’il fallait, pourtant, lire le « s » d’en français comme une marque de pluriel ? Dans quels termes concevoir notre identité s’il s’avère que nous pouvons parler toutes les langues à l’intérieur même de notre « langue maternelle » ou encore – ce qui revient au même – que « la langue » n’existe pas ? En questionnant « la langue », c’est la consistance du poisson (d’un je qui ne coïncide plus avec soi/même) que nous sommes amenés à interroger. Reste à savoir comment mettre en travail cette réflexion, issue de la littérature comparée et de la théorie de la traduction, dans le cadre des Fabriques de sociologies. Mon pari est de croire que l’imaginaire hétérolingue invite à opérer des branchements peut-être inédits ou du moins renouvelés entre recherche, action et création. Je compte sur vous pour explorer avec moi quelques pistes indisciplinaires encore balbutiantes afin de prolonger l’expérience hétérolingue et de lui ouvrir de nouvelles perspectives.

poissons

Myriam Suchet est maître de conférence en littératures francophones et françaises à la Sorbonne Nouvelle – Paris 3, où elle dirige le Centre d’études québécoises (UMR Thalim, www.univ-paris3.fr/ceq). Son dernier ouvrage, L’Imaginaire hétérolingue. Ce que nous apprennent les textes à la croisée des langues, est paru en juin 2014 aux éditions Classiques Garnier (Paris). Une étape antérieure avait paru aux Archives contemporaines en 2009 : Outils pour une traduction postcoloniale. Littératures hétérolingues. D’autres articles sont disponibles en ligne, notamment dans les revues Cousins de personne, Quaderna et LHT /Fabula où elle a coordonné avec Samia Kassab un dossier « La langue française n’existe pas ».


Résolument indisciplinaires, ses recherches s’efforcent d’opérer des branchements pour embrayer l’UniverCité par des projets de recherche-action et de recherche-création comme, par exemple :

  • 2015 > cycle de Rencontres indisciplinaires organisées à Montréal en tant que titulaire de la Chaire d’études de la France contemporaine dans différents lieux culturels (DHC/Art), associatifs (Studio XX) et universitaires (Udem et Concordia) dont voici un aperçu (le graphisme est de Pierre Tandille) : http://rencontres-indisciplinaires.pen.io/
  • en mars 2014 et 2015 > le colloque-événement La Création comme résistance a réuni artistes, chercheurs et artivistes. Il s’est tenu en deux volets et dans plusieurs lieux : Université du Québec à Montréal, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et aussi au Tarmac, Scène Internationale francophone
  • octobre 2012 > le colloque Traduire sans papiers/Illegal Translation, Ecole Normale Supérieure de Lyon, a été l’occasion de réunir des professionnels, théoriciens, praticiens et militants de la traduction écrite comme de l’interprétation simultanée, ainsi que des performeurs et poètes hétérolingues (http://cercc.ens-lyon.fr/spip.php?article259