Archives de catégorie : Séminaire national

Changement de lieu pour le 14/11

Suite aux événements de la nuit dernière l’université de Paris 8 est fermée.

Nous nous rapatrions donc au local de l’AMAP 4 Place Paul Langevin au centre de Saint-Denis, métro M 13 Basilique Saint-Denis.

Téléphones :

0679389757  Martine

0674187066 Sylvain

Le programme est un peu bousculé mais nous tiendrons tout de même le séminaire, il y a du vin et de quoi se restaurer !

A très vite,

Sylvain et Martine.

Se co-former à la recherche – 14/11/15

L’année précédente, nous avions ouvert un atelier “se former à la recherche” où il était question de discuter du processus de formation du chercheur. Nous aimerions pour cette année faire un pas de plus, introduit dans l’atelier par le simple préfixe “co-“. “Se co-former à la recherche”. Deux lettres et un tiret pour une changement de perspective.
Plutôt que de prendre pour objet la trajectoire de formation du chercheur, il est question de mettre sur la table ce à quoi nous confrontent nos pratiques de recherche, que nous en soyons à nos premiers pas ou que nous soyons très expérimentés, pour construire un espace où nous pourrions mutuellement, participer à notre formation à la recherche.
Besoin de revoir un concept ? D’échanger sur notre travail ? De penser un terrain difficile ? De tester une hypothèse ? De … ? Le but de l’atelier de samedi est de combler cette suspension pour construire un espace sur mesure et envisager cette atelier sur l’année.

Intervention de Myriam Suchet 14/11/15

L’imaginaire hétérolingue défamiliarise les contours de « la langue » dans laquelle nous avons souvent tendance à évoluer à la manière de poissons rouges dans un bocal : persuadés de vivre dans un milieu naturel, stable et homogène. Et s’il fallait, pourtant, lire le « s » d’en français comme une marque de pluriel ? Dans quels termes concevoir notre identité s’il s’avère que nous pouvons parler toutes les langues à l’intérieur même de notre « langue maternelle » ou encore – ce qui revient au même – que « la langue » n’existe pas ? En questionnant « la langue », c’est la consistance du poisson (d’un je qui ne coïncide plus avec soi/même) que nous sommes amenés à interroger. Reste à savoir comment mettre en travail cette réflexion, issue de la littérature comparée et de la théorie de la traduction, dans le cadre des Fabriques de sociologies. Mon pari est de croire que l’imaginaire hétérolingue invite à opérer des branchements peut-être inédits ou du moins renouvelés entre recherche, action et création. Je compte sur vous pour explorer avec moi quelques pistes indisciplinaires encore balbutiantes afin de prolonger l’expérience hétérolingue et de lui ouvrir de nouvelles perspectives.

poissons

Myriam Suchet est maître de conférence en littératures francophones et françaises à la Sorbonne Nouvelle – Paris 3, où elle dirige le Centre d’études québécoises (UMR Thalim, www.univ-paris3.fr/ceq). Son dernier ouvrage, L’Imaginaire hétérolingue. Ce que nous apprennent les textes à la croisée des langues, est paru en juin 2014 aux éditions Classiques Garnier (Paris). Une étape antérieure avait paru aux Archives contemporaines en 2009 : Outils pour une traduction postcoloniale. Littératures hétérolingues. D’autres articles sont disponibles en ligne, notamment dans les revues Cousins de personne, Quaderna et LHT /Fabula où elle a coordonné avec Samia Kassab un dossier “La langue française n’existe pas”.


Résolument indisciplinaires, ses recherches s’efforcent d’opérer des branchements pour embrayer l’UniverCité par des projets de recherche-action et de recherche-création comme, par exemple :

  • 2015 > cycle de Rencontres indisciplinaires organisées à Montréal en tant que titulaire de la Chaire d’études de la France contemporaine dans différents lieux culturels (DHC/Art), associatifs (Studio XX) et universitaires (Udem et Concordia) dont voici un aperçu (le graphisme est de Pierre Tandille) : http://rencontres-indisciplinaires.pen.io/
  • en mars 2014 et 2015 > le colloque-événement La Création comme résistance a réuni artistes, chercheurs et artivistes. Il s’est tenu en deux volets et dans plusieurs lieux : Université du Québec à Montréal, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et aussi au Tarmac, Scène Internationale francophone
  • octobre 2012 > le colloque Traduire sans papiers/Illegal Translation, Ecole Normale Supérieure de Lyon, a été l’occasion de réunir des professionnels, théoriciens, praticiens et militants de la traduction écrite comme de l’interprétation simultanée, ainsi que des performeurs et poètes hétérolingues (http://cercc.ens-lyon.fr/spip.php?article259

     

Intervention de Pierre-Alain Guyot

La question de la radicalisation est attrapée par plusieurs entrées que je voudrais désigner. Le principe est de fournir une économie d’explication voire une idéologisation de cette même question, par l’évidence qui s’imposerait que ce sont les jeunes maghrébins qui seraient spontanément perçus comme possiblement en voie de radicalisation.

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Écritures collectives 14/11/15

Fabriques de sociologie – Proposition pour l’atelier « écritures collectives » du samedi 14 novembre

De nos échanges depuis le dernier séminaire et à l’approche du prochain, je retiens (de manière forcément subjective) en vue de l’atelier :

  • La nécessité de tenir compte de l’historicité de l’atelier tout en restant ouvert à ce qui se produit pour rendre possible l’appropriation et l’institution collective,

  • La proposition de Sylvain de faire l’expérience d’un temps d’écriture collective : même si celle-ci a été repoussée/contourné la dernière fois, cela ne veut pas dire que cela n’est pas possible ou souhaitable d’essayer d’écrire quelque chose ensemble. Libre à chacun-e de décider s’il a envie de (re)tenter l’expérience, qu’il/elle ait été présent ou non la dernière fois. Libre à chacun de faire d’autres propositions pour un autre atelier « écritures collectives » que nous pourrions préparer ensemble.

  • Le souci (commun ?) que l’atelier « écritures collectives » n’ait pas le monopole de l’histoire-se faisant et ne se constitue toutefois pas non plus en « ilot » isolé…

Ce qui me conduit à faire les propositions suivantes pour la séance d’atelier :

# 1 – Reprendre la proposition d’écriture à partir de « trois mots » issus de la matinée du séminaire (comme proposition hybridée en mai 2015 des deux dispositifs proposés à l’issue de l’atelier de janvier 2015)

# 2 – Faire démarrer le dispositif en « plénière » juste avant le repas en invitant tous les participants qui le souhaitent à inscrire 2 ou 3 mots/expressions de leur choix qu’ils souhaitent « retenir », « partager » à l’issue de la matinée en les notant sur de petits papiers de couleur qu’ils pourront accrocher au fur et un mesure sur un pan de mur identifié à cet effet (prévoir papiers de couleur et pâte-à-fixer)

#2-bis : Possibilité de noter sur un papier d’une autre couleur ce qu’évoque pour chacun tel ou tel mot (définition, question, réaction), cela pourrait produire une forme de toile en arborescence

# 3 – Récupérer juste avant le début de l’atelier tout ce qui aura été écrit/accroché pour en faire un « matériau » d’écriture ou démarrer silencieusement… l’atelier « écritures collectives » dans la salle de plénière (ce qui peut permettre d’expérimenter, pendant 5-10 minutes, une amorce d’écriture en mouvement et à l’écoute de ce qui se passera autour, pouvant déboucher pour chacun sur une première forme très courte, pas plus longue qu’un haïku)

# 4 – Travailler pendant environ 30 minutes par petits groupes (3-4 ?) pour commencer à produire de premiers textes-récits de la matinée sous une forme libre (descriptive, analytique, poétique, dialoguée, etc.)

# 5 – Se partager les textes à voix-haute et réfléchir ensemble à la manière d’en faire (ou pas) un texte-récit commun capable (ou pas) de maintenir les singularités vives… Lister les propositions, les questions et les désaccords qui émergent sur la base de nos expériences respectives. Se donner la possibilité, si le temps le permet et que l’envie est présente, de produire à ce moment-là cet éventuel texte commun. Décider ce que l’on souhaite restituer (ou pas) et comment ? (affichage, lecture à voix-haute, mise en ligne ou autre) à l’ensemble des participants du séminaire (qui auront été les producteurs de notre première matière…).

# 6 – Revenir ensemble pendant au moins 20 à 30 minutes sur l’expérience de cet atelier, sur ces différentes étapes et sur les usages et prolongements possibles de ce type de dispositif.

 

A très bientôt,
Amandine Dupraz & Sylvain Picard

Pour voir les comptes-rendus des ateliers de l’année passée : cliquez là

Séminaire National du 14 Novembre 2015

Le séminaire national des Fabriques de sociologie se tiendra le 14 novembre 2015 à l’université Paris 8 Saint-Denis en salle C022.

Plan d’accès à Paris 8.

  • 9h-9h30, accueil par Léa Laval et Sylvain Picard et présentation des outils pour alimenter l’histoire-se-faisant.
  • 12h-14h, Table commune. Pique-nique en commun dans la salle. Nous partageons plats et boissons (pensez à apporter vos couverts afin d’éviter de gaspiller du plastique).  Nous prévoyons aussi pendant le temps du repas d’organiser un espace « documentation, bibliothèque, lecture ». Qui aurait envie de le concevoir et de l’expérimenter ? N’hésitez pas à apporter vos documentations.
  • 14h-16h, 2ème atelier : En commun et en coopération (entre artistes, chercheurs, intervenants sociaux ou formateurs), avec le collectif Je Kiffe Saint-Denis. L’atelier est animé par Martine Bodineau.
  • 16h30, Présentation collective des activités de la Dionyversité, l’université populaire de Saint-Denis.
  • 18h30 : départ avec Henri et les dionyversitaires pour un apéro dinatoire participatif dans le local de l’Amap.

Bientôt, des textes de présentation des interventions et des ateliers seront publiés sur le site internet.

En espérant vous retrouver bientôt,
Léa L., Martine B., Pasacal N-LS, Sylvain P.